Le sujet et ses signes
Dans « Une sorcière », Salvator Rosa concentre l’attention sur la sorcière solitaire assise dans une caverne, courbée sur un grand grimoire couvert de signes, parmi les bougies et les tracés rituels inscrits au sol. Corps, crânes, squelettes, grimoires, signes rituels, tentures, foyers et créatures hybrides sont distingués selon leur présence effective. La circularité des trois scènes ou l’isolement de la lectrice modifie entièrement la lecture : Rosa ne propose pas un bestiaire décoratif, mais un rite rendu inquiétant par l’accumulation et l’obscurité. L’analyse distingue les éléments effectivement annoncés par le titre et visibles dans cette version, sans ajouter un récit, un personnage ou un symbole non vérifié. Le format vertical, la datation « 1646 » et les dimensions « 415 × 310 cm » servent à différencier précisément l’œuvre des variantes, études, copies et compositions proches.
